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Zone euro: forte hausse des anticipations d'inflation avec la guerre au Moyen-Orient, selon la BCE
information fournie par Boursorama avec AFP 28/04/2026 à 13:56

( AFP / NICOLAS TUCAT )

( AFP / NICOLAS TUCAT )

Les anticipations d'inflation pour les douze prochains mois ont "fortement augmenté" en mars chez les consommateurs de la zone euro, un signal d'alerte pour la Banque centrale européenne (BCE) qui évalue l'impact de la guerre en Iran sur l'économie.

Les anticipations médianes d'inflation pour les douze prochains mois, qui s'établissaient à 2,5% en février, ont augmenté en mars pour atteindre 4,0%, selon une enquête mensuelle publiée mardi par l'institution monétaire européenne.

Les anticipations à trois ans ont quant à elles grimpé à 3,0%, contre 2,5% en février, atteignant un niveau comparable à celui observé lors de la précédente flambée inflationniste en octobre 2022, à la suite de l'offensive russe en Ukraine.

La présente enquête a été réalisée entre le 5 et le 30 mars, durant les premières semaines de la guerre au Moyen-Orient.

La forte hausse des anticipations d'inflation suggère que les consommateurs s'attendent à une diffusion progressive des hausses des prix de l'énergie à l'ensemble de l'économie, notamment via les coûts de transport et de production.

La BCE surveille de près les effets de second tour susceptibles de découler d'une inflation plus élevée, tels que des revalorisations salariales ou des ajustements des prix finaux par les entreprises.

L'institution monétaire se réunit jeudi et il n'est pas attendu qu'elle relève ses taux, qui campent au même niveau depuis juillet.

Mais les marchés anticipent un resserrement de la vanne du crédit en juin.

Un autre indicateur publié mardi par la BCE ne plaide pas en faveur d'un optimisme pour l'économie: les banques de la zone euro ont de nouveau durci leurs conditions de crédit aux entreprises au début de 2026, ce qui s'explique par les "risques perçus pour les perspectives économiques" et la "baisse de la tolérance au risque" des banques, selon une enquête trimestrielle sur les prêts bancaires.

Pour les entreprises, ce durcissement est "le plus prononcé depuis le troisième trimestre 2023", note l'institution.

Les banques ont expliqué que "les évolutions géopolitiques et énergétiques (avaient) exercé une pression à la hausse sur le resserrement des conditions de crédit", précise la BCE.

Les résultats de ces deux enquêtes publiées mardi "suggèrent que les pressions en termes de stagflation - mélange de croissance molle et de prix élevés - se sont clairement accentuées, compliquant la tâche de la BCE non seulement lors de sa réunion jeudi, mais aussi au-delà", a commenté Carsten Brzeski, analyste d'ING.

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